CENTRE DE PSYCHOLOGIE ET DE PSYCHOTHERAPIE

Les troubles infantiles - Centre de psychologie et psychothérapie à paris 16 et Boulogne

Troubles psychotiques

Les troubles psychotiques affectent le fonctionnement du cerveau de façon majeure en modifiant les pensées, les croyances ou les perceptions. Une personne atteinte d’un trouble psychotique peut, par exemple, entendre des voix ou avoir l’impression que d’autres personnes manipulent ses pensées.

  • Les psychoses symbiotiques : Elle est marquée par la perte des acquisitions antérieures, un apparent désintérêt, une hypotonie accompagnée d’une régression motrice et la disparition de la communication verbale et préverbale.
  • Les psychoses à expression déficitaire : Intrication d’un retard mental sévère, et d’emblée présent, avec des traits autistiques ou psychotiques, notamment des accès d’angoisse psychotique associés à des régressions et à des comportements auto-agressifs.
  • Les dysharmonies psychotiques et les MCDD : 
  • Les troubles désintégration et la schizophrénie infantile : Un trouble désintégratif de l’enfance est un trouble rare caractérisé par une étape tardive du retard de développement d’un enfant dans le langage, les relations sociales et la psychomotricité. La schizophrénie est une maladie chronique impliquant des pensées, des perceptions et un comportement social anormaux et entraînant des problèmes importants en ce qui concerne les relations et le fonctionnement. Elle dure 6 mois ou plus.
  • Les troubles du langage, de la pensée et des fonctions cognitives : Les troubles du langage oral correspondent à un trouble de l’articulation, à un retard de parole ou de langage, à un bégaiement ou à une dysphasie. Le trouble de la pensée survient lorsqu’un individu souffre de problèmes émotionnels ou comportementaux. Les troubles des fonctions cognitives ou mentales se traduisent par un déficit significatif du développement intellectuel associé à des limitations de comportement adaptatif.
  • Les troubles psychomoteurs et de l’image du corps : Les troubles psychomoteurs sont des troubles neurodéveloppementaux qui affectent l’adaptation du sujet dans sa dimension perceptivo-motrice. 
  • Les troubles relationnels et comportementaux 

Le centre traite aussi des troubles émotionnels

Troubles émotionnels -Trouble anxiodépressifs

Les troubles anxieux se caractérisent par de la crainte, de l’inquiétude ou de l’appréhension qui affecte beaucoup la capacité à évoluer et est disproportionnée par rapport aux circonstances.

La bonne santé de l’enfant réside dans sa capacité à maitriser son angoisse en utilisant par exemple des mécanismes de défenses variés (refoulement, déplacement) qui pourra aboutir à un compromis symptomatique pas trop pesant pour l’enfant. Dans certain cas l’enfant se retrouve submergé par cette angoisse, ses mécanismes de défenses deviennent donc obsolètes ce qui mène à une anxiété et des crises d’angoisses mêlant des symptômes somatiques ainsi que psychiques.

L’enfant se plaindra rarement de ses angoisses, à moins de répéter les propos des adultes environnants. Il aura en revanche des manifestations qui auront cette signification :

  • Trouble du sommeil
  • Trouble de l’alimentation 
  • Sentiment intense de malheur (peur de mourir, de devenir fou)
  • Crise d’angoisse ou attaque de panique
  • Troubles cardiaques
  • Troubles respiratoires 
  • Troubles digestifs
  • Tremblements et sueurs 
  • Troubles moteurs (agitation ou prostration) 
  • Tristesse, irritabilité, colères injustifiées

Toutes ces réactions peuvent intervenir lors d’un événement dit traumatique pour l’enfant (hospitalisation, accident, violences intra familiales, agression) mais elles peuvent également intervenir hors d’un contexte qui justifierait ces crises. 

L’enfant est en permanence inquiet, il possède un pessimisme qui l’amène toujours à penser au pire (obstacles, accidents, catastrophes) Il a des pensées dépressives et précoces axées sur la mort, il y associe une vigilance exagérée qui peut mener à des crises au moindre changement dans sa routine (déménagement, changement d’école, nouvelle activité, rentrée des classes, départ en colonie de vacances…) cette hypervigilance peut également conduire l’enfant à une fatigue psychique voir à un épuisement (cauchemar, terreur nocturne). Face à cette anxiété l’un des mécanismes de l’enfant et de se replier sur un mode de vie le plus routinier possible, cela peut le mener à développer une phobie scolair

Phobies

Une phobie est une peur excessive de quelque chose, que ce soit un être vivant, un objet ou une situation. Elle est beaucoup plus intense et dérangeante qu’une peur normale de l’enfance. Les phobies font partie des troubles anxieux.

Les troubles phobiques se caractérisent par un ressenti très pénible chez les enfants qui frôlent la peur panique face à des situations et/ou objets réels qui ne représentent aucun réel danger. Ces peurs infondées peuvent générer une paralysie chez l’enfant, des fuites ou des crises d’angoisses aiguës.

Les phobies peuvent aussi bien se porter sur des objets, que sur des animaux ou encore des situations (agoraphobie, claustrophobie). Comme mécanisme de défense, l’enfant peut employer la fuite ou une conduite de réassurance. La conduite de réassurance est très fréquente chez l’enfant elle peut se traduire par l’utilisation d’un objet (exemple : doudou contre la peur du noir) ou la présence d’une personne (exemple : présence indispensable de la mère dans certaines situations). L’absence de phobie chez un enfant peut témoigner de son incapacité à exprimer son angoisse sur un objet photogène réel, les phobies permettent donc une première représentation des conflits intrapsychiques de l’enfant. Ces phobies disparaissent en général avec le renoncement œdipien, mais peuvent persister lorsqu’un travail psychologique n’a pas pu être effectué, lors de réaction inadaptée et excessives de la part de la famille. Les bénéfices secondaires liés à la phobie peuvent également être une raison pour laquelle il sera difficile à l’enfant d’abandonner cette dernière, par exemple un enfant suite à une phobie du noir obtient de pouvoir dormir dans le lit de sa mère aura du mal à abandonner ce bénéfice et donc sa phobie. 

L’intérêt de la phobie est de permettre à l’enfant de représenter ce qui lui fait peur, c’est là que les livres pour enfant qui font peur se montre contrairement à ce qu’on pourrait penser très efficace, en effets ces livres permettent de transformer l’affect de l’angoisse diffus et irreprésentable en peur localisable.

Évolution des phobies :

  • Phobies autour du coucher, cauchemars, terreurs nocturnes. Solution : Objet contraphobique
  • Phobie des gros animaux potentiellement mordants : Angoisses liées à l’oralité, la dévoration, l’écrasement. (À partir de deux ans) 
  • Phobie des petits animaux tels que les insectes, suscite une forte répulsion et impossibilité de contact visuel ou tactile : Angoisses de pénétration dans les trous du corps, le surnombre envahissant, la multiplication de l’excitation ainsi que l’interdit qui portent sur les pulsions sceptiques liées à la curiosité sexuelle de l’enfant.
  • Phobies de situations : Agoraphobie, claustrophobie, peur de rougir…

Les phobies scolaires sont fréquentes dans l’enfance, elles sont souvent liées à la problématique de la séparation. En revanche, les phobies scolaires graves ont tendances à faire leur apparition un peu plus tard lors de la pré-adolescence ou de l’adolescence accompagnée d’autres phobies sociales, on dit alors que la phobie scolaire et d’ordre prépsychotique.

Il existe également des phobies qui témoignent d’une incapacité à élaborer des angoisses de natures psychotiques. Dans ces cas, il n’y a pas de conduite d’évitement et d’utilisation d’objets contraphobiques en revanche on peut remarquer une angoisse massive accompagnée de grandes crises d’agitation motrices, parfois même d’auto-mutilation et de sidération des capacités d’élaboration mentales. La particularité des phobies psychotiques est leur aspect « bizarre » et « incongru » comme par exemple la peur des appareils électroménagers ou encore la peur de la chasse d’eau… Dans ces cas précis, l’utilisation du terme « phobie » est abusive, en l’emploi seulement dû à sa similitude avec les peurs extrêmes décrites dans les phobies.

Les troubles obsessionnels

Les troubles obsessionnels caractérisent par des symptômes faits d’obsessions et de compulsions. Ces deux aspects dévoilent une dimension où la pensée est au premier plan et que c’est ce processus même qui est sexualisé. Le surinvestissement de la pensée se traduit par l’arrêt de l’action, notamment lorsque l’enfant se retrouve dans l’impossibilité d’agir, qu’il doit annuler son action, revenir en arrière… Il y a toutefois une dimension comportementale qui est très contraignante pour le patient, en effet ce dernier se retrouve souvent soumis au besoin de vérifier, re-compter, de réciter des paroles, de ranger, de toucher de manière répétitive… Les nombreuses vérifications ne passent pas l’épreuve de la réalité, car une vérification en annule une autre sans fin.  

Les obsessions sont des actes que l’enfant se sent obligé de réaliser sous peine d’être envahi l’angoisse et en proie d’un doute ravageur. Il peut s’agir d’actes ou de rituels conjuratoires qui peuvent s’apparenter à des actes superstitieux avec une croyance qu’un malheur arrivera si l’enfant ne s’exécute pas. Les préoccupations d’allures phobiques sont fréquentes, notamment concernant les microbes, la saleté, les maladies… ils viennent justifier par la rationalisation les comportements compulsifs.

L’apparition de rituels est tout à fait normale dans l’enfance, elles viennent accompagner le travail psychique de la latence. À la latence, c'est le début des collections en tout genre, le rituel des rangements des affaires scolaires, des compulsions de lavage qui peuvent coexister avec des aspects non refoulé (désordre de la chambre, saletés, propos scatologiques). Il faut toutefois différencier ces conduites d’allures obsessionnelles avec les ritualisations présentes dans les troubles autistiques puisqu’il s’agit ici de lutter contre des pulsions jugées dangereuses et destructrices. 

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