Psychothérapie d’orientation analytique

Psychothérapie d’orientation analytique

L’appellation de psychothérapie d’orientation psychanalytique ou psychothérapie analytique, désigne une forme très répandue de psychothérapie.

Les principes bien connus de la psychanalyse clinique sont appliqués. Il s’agit de techniques d’interprétation psychanalytique. Elles établissent le cadre qui permettra au patient d’exprimer ses pensées et ses sentiments et au thérapeute, avec le concours du patient, de les réécouter et d’y réfléchir. Le degré de compréhension ainsi atteint est le moteur du changement thérapeutique.

Comme toute théorie du changement par la psychothérapie, la théorie d’orientation analytique doit répondre à deux grandes questions :

  1. Quelle est la chose qui change ?
  2. Comment le changement se produit-il ?

Ce qui change

La théorie ouvre à la fois le changement et la stabilité dans le comportement, déterminés par l’interaction des facteurs psychologiques, physiques, biologiques et culturels. Dans la personnalité, ce sont surtout les conflits psychologiques qui rendent le changement nécessaire.

Le changement le plus visible de la personnalité est l’amélioration des symptômes principaux, et les symptômes les plus susceptibles de changer sont ceux qui ont trait aux objectifs du changement. Ils sont souvent reliés à la souffrance du patient, c’est pourquoi ils commandent un changement.

Le patient a une compréhension accrue des symptômes et des problèmes liés au thème relationnel conflictuel, y compris certains dont il ignorait jusqu’alors l’existence. 

Le thérapeute amène le patient à s’exprimer et à comprendre les problèmes du thème relationnel conflictuel et il l’incite à poursuivre leur perlaboration dans la relation avec lui. Il cherche également à comprendre des relations antérieures qui sont pertinentes. Le thérapeute est en mesure d’aider le patient à former une alliance thérapeutique en lui assurant le soutien nécessaire dans le processus d’intégration des acquis.

Comment le changement se produit-il ?

La théorie du changement thérapeutique pose qu’une compréhension accrue de la part du patient est la condition préalable à l’amélioration de son état. Cette compréhension est centrée sur les symptômes. Le fait de réactualiser dans « l’ici et maintenant » de la relation thérapeutique ses problèmes relationnels conflictuels, fournit au patient l’élan le plus susceptible d’augmenter sa prise de conscience, ce qui ouvre la voie du changement.

Pour Freud (1914) l’une des taches principales du patient est de se remémorer et de revivre ses problèmes relationnels conflictuels à travers sa relation avec le thérapeute. On peut voir dans cette répétition une recherche des moyens qui permettront de surmonter les problèmes (Luborsky, 1984). La répétition représente également pour le patient une actualisation de son projet inconscient : raviver les problèmes  relationnels et les surmonter, en les testant dans sa relation avec le thérapeute, en des termes qui soient appropriés.

Séances en face à face

Dans toutes les psychothérapies analytiques, le patient fait face au thérapeute. Seule la psychanalyse traditionnelle préconise l’usage du divan. 

Durée du traitement

La durée peut être ouverte ou limitée. La durée ouverte implique que la décision de mettre fin à la thérapie sera prise par le patient et le thérapeute en cours du traitement (de quelques mois à plusieurs années) tandis que la durée limitée est de six à vingt cinq séances.

Praticiens proposés : Dr Eva Tazopoulou, Pr Raphaele Miljkovitch